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TÊTES D'AFFICHE

TÊTES D'AFFICHE

PORTRAIT D’UNE DSI DE LA RÉGION : JOHANNE CANTIN DU CISSS DES ÎLES

Johanne Cantin
Johanne Cantin

Dans le cadre de la présentation des DSI de la région, nous prenons connaissance dans ce numéro d’un aperçu du parcours de Johanne Cantin, DSI au CISSS des Îles. Elle partage avec nous sa vision du rôle et des soins infirmiers. Enfin, elle livre un message à l’intention de toutes les infirmières, les appelant à exercer leur leadership.

Parcours professionnel

Pendant la plus grande partie de sa carrière, Johanne Cantin a travaillé dans le milieu de la santé. Le désir de devenir infirmière, elle le doit à une tante qui était infirmière à l’unité sanitaire. Déjà, elle considérait la profession inspirante et attirante. Cette dame est devenue son mentor, son modèle.

En début de carrière, Johanne Cantin avait le goût de relever des défis et, naturellement, elle aimait sortir des sentiers battus et du rôle traditionnel de l’infirmière. Elle faisait preuve d’un leadership mobilisateur au sein de son équipe de travail et aimait faire les choses autrement. Rapidement, ses supérieurs lui ont confié diverses responsabilités, ce qui l’a amenée à exercer plusieurs fonctions cliniques et de gestion. Au fil des années, elle a compris qu’une infirmière pouvait avoir un impact important dans les soins qu’elle prodigue grâce à son influence et à son leadership.

Au cours de sa carrière, Johanne Cantin a travaillé dans le milieu de l’éducation et a dispensé de la formation en cours d’emploi. Cette période lui a permis de bien saisir l’importance du développement des compétences dans l’exercice de la profession. Pour exercer pleinement son champ d’exercice, l’infirmière doit s’appliquer à développer ses connaissances et son expertise.

Motivation à devenir gestionnaire et DSI

C’est par hasard que Johanne Cantin a choisi de faire de la gestion en soins infirmiers. La première fois, c’est l’adjoint de la DSI d’un établissement qui lui a proposé d’accepter un poste intérimaire de chef d’unité. Rapidement, elle a eu la piqûre pour ce type de travail. Elle a compris que par ce rôle, elle pouvait exercer un plus grand leadership infirmier et qu’elle était bien placée pour exprimer ses valeurs et influencer l’orientation des soins à donner à la clientèle.

La nomination à un poste de DSI fut une coïncidence conjoncturelle. Une restructuration organisationnelle l’a dirigée naturellement vers cette fonction. Elle y a vu une occasion qui lui permettait de contribuer à l’amélioration de la sécurité et de qualité des soins, tout en demeurant près des besoins de la clientèle. Contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, Johanne Cantin demeure convaincue qu’une directrice des soins infirmiers, même si elle ne donne pas de soins au quotidien, demeure très près de l’usager. Son rôle l’amène à garder une préoccupation des besoins de la clientèle et lui permet de s’assurer que la qualité des soins et des services est au rendez-vous. Ses meilleurs alliés sont sans aucun doute les gestionnaires de soins infirmiers et le personnel infirmier.

Les impacts de la Loi 10

Le CISSS des Îles est l’un des plus petits établissements du Québec. Pour Johanne Cantin, il est évident que même si ce CISSS n’a pas connu la fusion d’établissements (celle-ci a été faite quelques années auparavant), il n’en demeure pas moins que les visées de la Loi s’appliquent et que les attentes ne sont pas moindres. Les moyens de la DSI pour jouer son rôle demeurent limités. Les infirmières qui exercent dans un milieu comme celui des Îles-de-la-Madeleine sont appelées à être polyvalentes, il en est de même pour tous les gestionnaires… et pour la DSI!

Il y a des avantages à cette polyvalence, qui se traduit par une meilleure connaissance des divers secteurs et de l’offre de services. Rendre accessibles des services dans un contexte où il y a peu de volumes d’activités, mais où l’efficacité et l’efficience doivent être présentes… c’est tout un défi! Bien que cela facilite l’abolition du travail en vase clos, son revers est important : nous faisons face à une charge de travail qui peut parfois être démesurée, car tout est à faire en même temps. Le contexte actuel qui exige de la polyvalence demande une grande adaptation et ne facilite pas toujours le développement de l’expertise.

Les défis du rôle

Comme dans les autres établissements, le CISSS des Îles doit composer avec des défis qui se compliquent en raison de l’éloignement :

  • Le recrutement de la main-d’œuvre est particulièrement difficile aux Îles;
  • La disponibilité d’une main-d’œuvre compétente pour répondre aux diverses spécialités offertes sur le territoire est un enjeu de taille;
  • La préoccupation constante que l’ensemble des facteurs assurant accessibilité, sécurité et qualité est au rendez-vous malgré le fait que le volume d’activités ne facilite pas un taux d’exposition optimal;
  • Le maintien et le transfert des connaissances et la préparation de la relève avec les départs massifs à la retraite des infirmières expertes demeurent une préoccupation de tous les instants;
  • La planification des effectifs et l’organisation des soins doivent être constamment adaptées;
  • La communication et l’arrimage entre les différents services demeurent un élément à travailler;
  • L’exercice contemporain du rôle infirmier se fait dans un milieu où nous sommes éloignés des institutions de recherche et d’enseignement;
  • La collaboration entre les professionnels doit être poursuivie.

Le rêve de Johanne Cantin? Que le CISSS des Îles puisse un jour être doté d’une structure de soutien en soins infirmiers qui permettrait aux infirmières et aux autres professionnels de la santé d’exercer pleinement leurs champs d’exercice. Que les infirmières voient en elles toutes les possibilités qui leur sont offertes pour influencer l’environnement de soins.

Un message à retenir

Les infirmières ne doivent pas craindre d’avoir une pratique contemporaine, de prendre leur place, d’exercer un leadership et de se démarquer des autres professionnels de la santé. Pour y arriver, elles doivent se faire confiance, s’investir dans le développement de leur pratique et exercer pleinement leur champ d’exercice.

Tel que Lou Holtz le mentionne : « La capacité est ce que vous êtes capable de faire. La motivation détermine ce que vous faites. L’attitude détermine la façon dont vous le faites. »


L'INFIRMIÈRE ISABELLE HORTH REÇOIT LE PRIX LINDA J. SMITH

Une infirmière en néonatalogie à l’Hôpital de Rimouski, Isabelle Horth, a reçu, le 29 mai dernier, le prix Linda J. Smith de l’Association des consultantes en allaitement du Québec. Isabelle Horth travaille dans le domaine de la périnatalité depuis plus de 15 ans.

Cette mention vient souligner sa contribution à la promotion, à la protection et au soutien de l’allaitement. Cette approche permet aux mères d’être en confiance rapidement quant à leurs compétences en allaitement.

Au nom de tous les membres de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, nous tenons à féliciter Mme Horth pour l’obtention de ce prix.

Photo provenant de la revue L’Avantage. De gauche à droite : Mireille Boulanger Nadeau, présidente de l’Association des consultantes en allaitement du Québec, Isabelle Horth, lauréate du prix et Marie-Josée Bousquet, pédiatre.

 


PRIX INNOVATION CLINIQUE BANQUE NATIONALE – ÉDITION 2017

Le projet « Approche concertée du traitement individualisé et intégrée de la clientèle atteinte de la maladie pulmonaire occlusive chronique (MPOC) », destiné à améliorer les soins apportés aux patients souffrant de MPOC, a reçu le prix Innovation clinique Banque Nationale 2017 lors de l’Assemblée générale annuelle régionale de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le 3 juin dernier. Ce projet a pour objectif le suivi de cette clientèle, quel que soit le milieu de soins.

Les lauréates de ce prix représenteront notre région à la remise du prix Innovation clinique provincial qui se tiendra au Congrès de l’OIIQ, en novembre prochain à Montréal.

L’ORIIBSLGIM tient à féliciter l’équipe gagnante régionale!

» Lisez le communiqué de presse

 

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De gauche à droite : Deyna L’Heureux, présidente de l’ORIIBSLGIM, Danielle Savard, DSI adjointe, CISSS du Bas-Saint-Laurent, Mélynda Caron, infirmière clinicienne, Nancy Chénard, inhalothérapeute, Marie-Josée Caron, infirmière ASI unité multiclientèle, Colombe Pelletier, vice-présidente de l’ORIIBSLGIM, Annick Ouellet, kinésiologue, Pauline Harrisson, Banque Nationale, et Joël Brodeur, OIIQ.

 


PRIX RECONNAISSANCE RÉGIONALE – ÉDITION 2017

Guyane Dupont, un parcours professionnel axé sur l’accessibilité aux soins

Lors de son Assemblée générale annuelle régionale, l’ORIIBSLGIM a remis le prix Reconnaissance régionale à Guyane Dupont. Ce prix annuel met en lumière une infirmière ou un infirmier qui se démarque, sur le plan régional, par ses réalisations professionnelles et sa contribution au domaine des soins infirmiers.

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De gauche à droite : Danielle Savard, DSI adjointe au CISSS du Bas-Saint-Laurent et responsable des installations de la Matanie, Deyna L’Heureux, présidente de l’ORIIBSLGIM, Guyane Dupont, lauréate du prix Reconnaissance régionale 2017, Cathy Bérubé, directrice du programme SAPA, Joël Brodeur, directeur, Développement et soutien professionnel de l’OIIQ, et Colombe Pelletier, vice-présidente de l’ORIIBSLGIM.
 

» Lisez le communiqué de presse

 


BOURSES ET PRIX DE L'ORIIBSLGIM – 2017

L’ORIIBSLGIM désire soutenir ses membres quant au développement et au maintien de leurs compétences, de même que souligner l’excellence en offrant différents prix et bouses sur son territoire. Voici un résumé des prix et bourses accordés lors de différents événements :

Lauréates de bourses pour les affiches Coup de cœur
 

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Matane : Au centre, Roxanne Ouellet
 
Gaspé : Au centre, Roxanne Parisé
 
Rimouski : À gauche, Marie-Ève Vigneau-Arseneault
 
Îles-de-la-Madeleine : Au centre, France Leblanc
 

Boursières de l’UQAR, formations de 1er et 2e cycles

Bourses d’excellence de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pour des études de premier cycle en sciences infirmières – Campus de Rimouski 

Josianne Loignon, boursière, ainsi que Deyna L’Heureux, présidente de l’ordre régional. Absente de la photo, Annie-Pier Allain Bourque, boursière.

 

Bourses d’excellence de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine pour des études de premier cycle en sciences infirmières – UQAR (formation à distance)

France Leblanc, boursière, Sonia Leblanc, professeure, ainsi que Annick Molaison, coresponsable du Comité Communications de l’ordre régional.

 

Bourse d’excellence de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pour des études de cycle supérieur en sciences infirmières au campus de Rimouski 

Karine Lelièvre, boursière, accompagnée de Deyna L’Heureux, présidente de l’ordre régional.

 

Boursiers du Mérite scolaire, Cégep

Cégep de la Gaspésie et des Îles : André-Philippe Bond

Cégep de Rivière-du-Loup : Laurence Thériault

Cégep de Matane : Maude Fournier

Marie-Claude Verreaut, responsable du Comité soutien aux compétences de l’ordre régional et Maude Fournier, lauréate.

 

Cégep de Rimouski : Marie-Soleil Ouellet-Roy

Accompagnée d’Édith Thériault et de Lucie Plante, qui ont remis cette bourse au nom de l’ordre régional.

 


L’ORIIBSLGIM ENCOURAGE LA FORMATION CONTINUE

Pour une deuxième année consécutive, l’ORIIBSLGIM a offert à ses membres dix chèques-cadeaux de 200 $ chacun échangeables contre une formation de l’OIIQ de leur choix. De plus, pour les membres qui ont demandé une aide financière à la formation continue accréditée, l’Ordre a remboursé, de façon exceptionnelle en raison du faible taux de demande, la totalité du montant de leur formation.

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